dialogue à distance et distance de dialogue.

Publié le par dédé

    Dans le temps, et ma première confrontation date de 1994/5 (merci les études supérieures !), mais certains informaticiens discutaient (l'ergonomie en moins) depuis plus de 10 ans...     Donc dans le temps, mais y'a pas 20 ans, soit on discutait en face (et gare aux poings qui peuvent voler !), soit en direct (téléphone), soit par courrier avec formules et tout le toutim.

    Ainsi dans le premier cas, tu te tenais sur tes gardes à cause de la possible envolée surprise de coups plus ou moins sauvages. Dans le deuxième cas, le ton des voies indiquaient la voix que prennait le dialogue. Et dans le troisième cas c'était réservé à l'administration, car le courrier manuel (sisi, je vous jure !) obligait à maîtriser la langue, les formules et l'orthographe.... Une chose à la fois c'est possible ; deux : il y en a au moins une de bâclée ; alors 3 et manuellement ! ...     A cause de ces obstacles innérant à la chose, on va mettre de côté ce support de dialogue, car il était rarement usité, parmis le communs des mortel, pour avancer des points de vue face à d'autres points de vu. Reste le dialogue en direct mais par téléphone et la discution en tête à tête (et pas (dès le début !) tête contre tête)

     Donc sur ces deux support, la parole a une couleur identifiable à l'intonnation de la voix. Un murmure, une exclamation, un cri, une intonnation, un grondement, etc... et même un silence possédent la/les clés permettant de déchiffrer l'idée. Un "va te faire foutre" ou à l'opposé, un "je t'aime" peuvent, en langage parlé, avoir le même sens !...
   
    Aujourd'hui grâce à internet notre monde de l'écrit (et notre monde tout court !) a pris plus d'ampleur. Je suis le premier à m'en féliciter ! Et plus d'ampleur, est un doux euphémisme ! Notre civilisation de l'écrit a fait un énorme bond ... dans le vide ! En effet plus de trace de nos écrits ! Que des bites !... enfin c'est un autre sujet la pérénité de la mémoire électronique...
     Par contre je m'interroge sur la rapidité d'assimilation de se support par ses utilisateurs.     En effet, même si la "Nettiquette" assure un code de la route des autoroutes de l'information, certains écrivent comme ils parlent, et d'autres lisent comme ils le sentent. Sans se connaître ni d'Eve, ni d'Adam, et encore moins de Cochongardéensemble, on se répond en ayant lu en diagonale. A une remarque, somme toute personnelle (et donc subjective), sur un détail malheureusement de mauvais aloi, on se fait incendier et accuser de tout étaler en place publique alors que le mail est privé (ceci vient de m'arriver aujourd'hui). J'ai écris par mail à une publication micro-locale qui lance un "appel à témoin" (...) "même de façon annonyme" sur les événements dans le coin durant la 2ème Guerre Mondiale... Je me suis permis de préciser qu'on faisait "des appels à témoin virgule en garantissant un anonymat trois petits points" (écrit comme ici) mais pas "des appels à témoins même anonyme". Quand je disais un détail de mauvais aloi ! C'est un détail d'écriture que je me suis senti obligé de relever surtout par rapport à la Seconde Guerre Mondiale en France. Combien de nos frères et soeurs ont eu à en patir (et mourir !) de "témoignages anonymes" ! Ce n'est qu'un problème de tournure de phrase et de stylistique, mais quand c'est sur un support pérène et public ceci mérite des précisions...
    J'en ai aussi profité pour préciser que la "dernière guerre" (invoquée dans le texte) n'est pas celle de 39-45, mais (quasi) celle d'aujourd'hui, qui a commencée, avec entre autre, notre pays au sein de la Coalition en 1991...
    En retour, (il me semble lire que) la personne s'est sentie personnelement visée et amalgamé avec les délations de la 2ème Guerre Mondiale ! Allez comprendre !

    J'ai répondu, bien sur, et cette fois-ci par écrit.

à suivre donc...

    Ceci juste pour préciser que l'autre fois ("Forum d'empoigne" article du 18/02/06) j'écrivais en conclusion :  "Alors ce ne sont que parole et non vérité et inversement. Donc "distanciation" et  choisissez vos lectures et vos écrivains..."

    Maintenant je dis aussi "sachez lire, relativisez, et ne vous prenez pas pour le nombril de la cible des critiques du monde qui ne l'est pas."

dédé

PS : et je ne parle pas de l'histoire de Mir...  ;-)

Publié dans Blogstruction

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