"Toujours cultiver son jardin"

Publié le par dédé

Hier soir j'ai téléphoné à une personne...

Dingue !

    Je la connais à peine : 2  ou 3 couriels et 1 coup de fils chacun. Je ne l'ai jamais vu ou lu. Elle ne m'a connu que par mes écrits ici...

    Dingue donc, en pas deux phrases on est rentré dans le vif Du Sujet ! "Du", dans le sens ce qui reste quand on n'est plus rien ici, et qu'on ne demandera plus son dû et de devoir dans le sens de ce qu'on doit faire pour y arriver...

    Le "c'est quoi ton objectif ? " est assez puissant quand on parle de métaphysique et d'ontologie. Moi, sortant de quelques carrés de bêchage, j'ai répondu "Toujours cultiver mon jardin". Je parlais, certes, en image, mais le post mortem ne m'interresse pas alors qu'il y a tant à faire ici.

    Quand j'était plus jeune je pensais que c'était un entretient d'embauche ma période ici ("ici-bà" pour être plus clair). Genre on t'a anesthésié, mis dans le ciboulot une séquence de tests types (du début à la fin, notre "ici-bà" de la naissance à la mort) et on analyse tes réactions à ces stimulis pour voir si t'es le bon gars pour la mission. Puis passé un moment, la confrontation avec les exitations étant tellement forte tu te réveille comme lors d'un cauchemard : fin du test (ou mort "ici bà"). Donc on te sort de ton coma forcé et tu retrouve une pleine conscience. De plus tu perts ton inertie de corps humain (incapacité, maladie, souffrance, handicape...). Aprés tes souvenirs de ta séquence de tests seront aussi important que le rêve de cette nuit...

Il y a donc 3 phases et seule la phase intermédiaire a notion des deux autres.
- vu du rêve : la conscience et la fin (qui est la vie d'ici-bà).
- vu d'ici-bà : le rêve, la vie et la fin qu'on appèle la mort.
- vu d'au dessus : le rêve forcé et la conscience.

    Je suis toujours un peu enfant de ce côté là ! Ce qui me permet d'être trés sage, volontaire, réfléchis, mais aussi parfois distant et retors... ;-)

    Pour en revenir au coup de fil, il est clair que par rapport à cette personne mon trajet sur le chemin de la vie est plus petit. Mais son message (de fin ! ) fait bien réfléchir, car si je ne le partage pas, nous tendons au mêmes objectifs (au quotidien, et en finalité). Un peu comme deux nageurs qui se dirigent vers la même île, l'un à la brasse et l'autre sur le dos...

Car de notre quotidien dépend notre demain !

Faut bien une phrase du jour non ?

dédé


Publié dans Vie intérieure

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Marie 29/03/2006 22:17

Ca marche :-) 
Intéressant comme théorie tu sais...assez poétique en plus je trouve.