Réponse à Tis

Publié le par dédé

Hier je vous ai dévolé une partie de mon intimité que je vous avez jusqu'à présent caché... Comme quoi je ne pose pas tout ici...
Tis m'a posé quelques questions dont les réponses appellent pas mal de place... Les voici. Les questions de Tis sont en Gras...


    Débile ! ....mais sans regret. Si elle (la cicatrice, l'autre ayant donné !...) disparaît un jour (!) je la refait de suite. Le "marquage initiatique" de mon corps m'a toujours attiré. Sans tune, motif ou occasion pour passser à l'acte, la mode des tatouages et de piercings m'a ensuite détourné de ce moutonnisme consumériste... Il y a quelques mois, j'ai eu une occasion car j'avais un motif (un trou au coeur voire à l'âme...).
    On a tous nos fringues ou bijoux vénérés qui font partie de nous. Je suis le premier a trainer des loques que je considère comme faisant partie de moi. Côté bijoux j'ai une chaine à vie à mon pied gauche pour me rappeler ma sciatique de mes 18-20 ans. J'en ai une autre à vie autour du cou (dangeureux au possible en cas de rixe...), qui a, elle aussi, son motif (un jour peut-être expliqué ici...). Quand je dis à vie, c'est que lorsque je me fait ramasser par la marée chaussée pour aller au niouf, ils sont obligé de les couper avec des tenailles pour la fouille au corps...
    Mon mortel corps, mais toujours vivant, a aussi ses traces propres et naturelles. Mon nombril par exemple ! Un vaccin, le dernier, car ma mère dit qu'après j'ai eu l'appendicite (?!). Cette première cicatrice perso de (je vérifie) 10 cm d'appendicite de mes 5 ans. Là où je suis mort une première fois. Pendant ses soins, "ils" m'ont empéché de manger. Procéssus thérapeutique? Et combien de temps ? Je ne le saurais jamais. Mais à 5 ans je me suis vu abandonné et surtout mort. C'est une des raisons de mon attachement parfois irraisonnable à la nourriture. C'est aussi une des raison de mon exibitionnisme ayant donc pour origine la maîtresse qui m'a fait monter sur un tabouret pour m'exiber (et cul nu en plus ! ). Un jour je la tuerais (j'ai pensé...).

 
{[  Mort à 5 ans, ainsi tout ma vie suivante est cadeau et gratis, donc sans valeur, donc imprenable...  ]}


    Un gros trou centre l'extérieur de mon tibia droite à cause d'une piqure de tique infectée. Mon coude droite raconte une descente vertigineuse en vélo stoppé nette. Mon épaule gauche laisse deviner une clavicule cassée sur un tatami de judo à 12 ans. Elle me rappèle aussi que je me suis tappé bien 7 km à pied pour rentrer chez moi car je m'étais dit que si c'était cassé je devrais pleurer, non ? A la maison mon père me voyant sage et blanc a vite trouver mon malaise en me tattant l'épaule !
    Mon flan gauche porte le souvenir de ma course des 24 Heures du Mans en l'an 2000. Si si ! Je suis parti d'Angers voir le retour des motards de cette course. Il fallait que je fasse le plein et j'ai bétement glissé au premier virage à 500 mètres de la ligne de mon départ : mon appart...
    Reste une cicatrice au front de cour de primaire où je me suis mis à pleurer que lorsque les autres on fait une drôle de tête en me voyant douché de sang. Une barre m'interdissant le bouc (ouf ! ) car je me suis tappé le menton sur une marche d'escalier étant enfant... Et des mains de bricoleurs...

ça faisait (donc) longtemps que je n'avais rien eu...


    Côté histoire d'amour je suis du genre de ces personnes qui ne s'engage que complétement et uniquement... Pour preuve, le précédant record de vie commune avant Béatrice et nos 4 ans c'était 3 semaines....

Mais j'espère le contraire !

Sans y croire...

    Pour l'instant, si je découvre deux ou trois jolies papillons de printemps. ça ne me dit rien de rien. Coincé entre un deuil à faire et une perte de confiance, c'est surtout une paix interne à trouver qui empêche toute vision projetée. Au jour le jour, et on verra ce que la nuit m'apportera comme conseil... Une paix n'est peut-être pas ce qu'il me faut... C'est une nouvelle soif plutôt... Mais bon je répète que je n'ai pas faim de ça pour l'instant.

    Ce jour, il faudra peut-être aussi que j'émmigre ailleurs...

    Si une autre histoire d'amour me tombe dessus, j'espère qu'elle méritera une aussi grosse cicatrice mémorielle. (mémorielle ou mortelle ?). Si non, ce sera un fleurte de plus...

    Soins : comme une blessure d'amour tu prends sur toi, tu serre les dents et baisse la tête.
    Moins imagé : lors des supurations du premier mois, je mettais de l'argile verte en poudre pour pomper le pus. Ce dernier, je l'aidais à sortir en pinçant ce "troisième téton"... Je pense qu'une plaie doit se nettoyer de l'interrieur : faut faire saigner (puis puruler) pour évacuer les corps étrangers ou les morts de la bataille "corps étrangers - coallition personnelle". Autant que possible, une blessure doit être à l'air et hors eau et hors poussière. Si un vétement doit y poser ou frotter contre on fera un pansement arigle verte en poudre (ou mouillée pour que ça tienne) et bandes de gaz coton. Ce pansement sera fréquement changé ou carrément enlevé dès que possible.
    Reste aussi une hygiène de vie (correcte, naturelle, de travaux physiques et avec quelques exès de soupape) qui me permet de ne jamais voir de docteur, de connaître parfois une crève ou un rhume par an lorsque je ne fais pas gâffe.

Voilà pour les précisions.

dédé

PS : y'à plein de trucs bons qui sont débile ! regardez bien !
...
A part l'Art.

Publié dans Vie intérieure

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Tis 11/05/2006 20:47

Un peu de douceur dans un monde de brutes : un peu de miel sur ta plaie pour soigner l'infection de ta brûlure.

dédé 10/05/2006 21:32

La marée chaussée de bottes lourdes de sens ma conue 3 fois...De vielles histoires, basée plutôt sur des quiproquos... Rien de grave, que des souvenirs... plutôt positifs !... Que des souvenirs positifs, non ?Transforme ta peine en positif ! Ne garde que le plus beau et dis toi que c'est mieux comme ça !dédé

Marie (sourire741) 10/05/2006 20:32

PS : Merci d'avoir épargné l'Art...

Marie (sourire741) 10/05/2006 20:32

Tu te fais souvent ramasser par la maréchaussée ??
Non seulement on perd confiance en soi, mais surtout on n'arrive plus à faire confiance...à l'autre, au destin, au bonheur...rien, zéro. On s'angoisse, on réfléchit tant et plus, et à force on craque, plus envie de rien, sauf d'être seul(e) et pleurer un bon coup. Après on traîne comme un zombie et on ne comprend plus pourquoi on porte un pseudo si peu approprié...
Gros bisous mon dédé...quittons vite cette galère...