Société asocialisante

Publié le par dédé

En cherchant de vieux tubes de tienture pour "ravoir" ce rideau de douche, j'ai refait les rangement sde l'appart... L'ancien appart commun....  Et là, il y a un truc qui m'a de suite, sauté aux yeux : elle a laissé plein de trucs ! Je le savais, mais aujourd'hui ça me semble des plus bizzard...
    Des pompes, et ce n'est pas être machiste que de dire que les filles en on plus que les gars (surtout un comme moi...), innondent l'entrée. Pareils pour les montagnes de fringues alors qu'elle courrait toujours toute nue pour aller à la ville... Des bougies parfumées et metteuses d'ambiance jamais allumées (on devait sentir bon et être cool à l'époque !?! ) trônent dans chaque recoins. Je garde, plus en souvenir de l'objet (ça fait lontemps que je n'en ai pas vu un habité...), qu'en trophé de guerre, un ensemble soutif culotte coordonnés blanc. Ces collections de bouquin ne me tentent pas malgrès leur quasi exhaustivité (tout Zola et l'intégrale des Laguardémichard), car je préfère la SF... En plus, depuis qu'elle est partie je n'ai pas ouvert un seul bouquin... Comme la vaisselle de table je ne sais plus ce que c'est que de se poser au calme et prendre son temps pour sois... Et toutes ses plantes vertes qu'elle va minutieusement osculter lors de son prochain passage pour savoir si je ne m'y venge pas dessus en loosdé en leur coupant l'eau comme elle m'a coupé "mon vivre" (l'A....)
    Reste aussi un lot de serviettes de fille jettables qui "encombre" (ben oui ça peux servire... ...mais à qui ...et quand ?) son placard de salle de bain.. ...Le plus dur pour la fin : un test de grossesse positif et foiréE et une boîte d'hormone...

 (sur "Ne me quitte pas" de Brel c'est plombant ! )

    Il y a bien lontemps... Après la grosses extra-utérine... Ce premier essai nous avait appris que c'était du domaine du possible. Elle n'y avait jamais cru... Et en était perssuadée depuis une première fausse couche avec un autre que moi. Bon il est clair que cette grossesse extra-utérine c'est conclu par une trompe en moins... D'où encore moins de possibilité...
     Et là : "ça n'a pas tenu" selon l'expression consacrée et réservée au papa interdit. Interdit dans le sens de muet de question, sourd d'explication, handicapé de pouvoir se mettre à la place de l'autre pour essayer de comprendre et d'éprouver physiquement et psychiquement. Il existe un mots pour ça, mais à chaque fois il me fuit. Et pourtant c'est mon truc de le faire moi l'homme sans nerfs sensibles... Je comprend. Enfin je peux comprendre...
    Après on a remis ça scientifiquement.... Les doses d'ormones pour elle. Et pour moi rien. Le respect de la thérapie fut de plus en plus élastique... jusqu'à l'abandon. Au début, à l'arrivé de ces rêgles on se prenait dans les bras pour avoir la même larme à l'oeil pointant que j'ai à cet instant ! ( "Et maintenant..." de Bécaud ! ). Finalement mon histoire de varice à la testicule (varicoscèle) a relâché la pression médicale sur madame... Moi j'en avais rien à carrer d'être plus ou moins stérile, pouvu qu'elle soit soulagée... Que'd'chie !*
(Mais il me semble que je vous ai déjà parlé de ces "histoires" (article : 448 000 000 questions 1/2 et 2/2 du 5/3/6)).

    Je pense, pour ne pas dire que j'en suis convaincu intimement, qu'un ou deux cadeaux de cette Putain de Cigogne, et nous serions là devant la télé à s'inquiéter de savoir si la fièvre du dernier est grave et si l'aîné va encore revenir sur un scooter volé toute en fumant de drôles de cigarettes... Et pourtant, je ne lui ai mis aucune pression ! Avec ou sans mioches ça aurrait fait pareil de mon côtés... Mais peut-être dans son système il faut qu'elle obéisse aux rêgles sociales de la femme dans le couple. Y'a encore du boulot dans ce domaine, messieurs, dames... Le genre de nana qui doit coucher pour dire qu'elle est bien avec toi est (chez moi) plus fréquent que celles qui passeront la nuit à parler avec les étoiles... Je crois que (mon ancienne) Béatrice fait partie de ce premier camps. Ce n'est pas un reproche car à cette époque j'étais aussi dans ce même trip... Mais parfois, (enfin plutôt : "dans le temps") on me sautait dessus pour mon corps et non pas pour ma tête ou mon coeur... alors pour mon âme... Il est clair qu'en tant qu'être humain, s'il y a anicroche entre deux êtres qui ne se repoussent pas, ça peut finir en conversation à l'horizontale... Mais rien n'est obligatoire ! On peut bien accrocher, et ne rien consommer. Mais voilà apparement il faut passer au pieu... Et si on ne le fait pas, c'est des plus suspect... J'en ai rendu (des mecs) fou de jalousie car je fréquentais leur nana en simple amie....
    Alors si maintenant on fonde un couple il faudrait forcément qu'il se transforme (j'ai failli écrire "dégénaire"...)  en famille ?
    Maintenant j'en serais presque à vomir sur les familles dont les parents on a peu près mon âge... Nous ne sommes plus à l'époque de l'expansion humaine ou celle de la reconstruction par le repeuplement ou par la hausse du nombre de consommateurs. Surtout si c'est pour faire des occidentaux de base.... Lâchez moi la grappe avec ça. Je ne prône pas une quelconque thèse malthusiène de plus, mais ne faîtes pas des gamins une obligation social.  (...de plus)

Putain de conventions sociales ! Et encore si ça donnait une société ...sociale !

Que'd'tchie !*

dédé

* : en patois : que dalle, nièt, rien de rien, nada, bésèf,  et pas etc....

Publié dans Béatrice

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dédé 03/07/2006 16:43

"handicapé de pouvoir se mettre à la place de l'autre pour essayer de comprendre et d'éprouver physiquement et psychiquement. Il existe un mots pour ça, mais à chaque fois il me fuit."
empathie !!! (merci Tis)
 
dédé

Tis 19/05/2006 12:27

Tiens, à propos de bouquins, je te conseille celui que je suis en train de relire : "Les 7 plumes de l'aigle" d'Henri Gougaud.