La lettre a Béatrice

Publié le par dédé

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Costaros le 11/05/06

 

 

Béatrice, (en manuscrit)

 

 

 

 

Désolé de passer par un clavier et donc une lettre imprimée, mais trop d’idée à placer, d’autres qui reviennent, et trop l’habitude… En plus je sort de la douche, et je suis bien speed de ma journée à la ville, alors mon écriture est des plus "dérangées"…  Toi qui t’inquiète de ma santé psychique, tu y aurais vu du mauvais…

 

            Donc si je prends le clavier, c’est pour te rassurer sur mon état mentale ! …et pour te notifier ici, quelques idées qui me traversent l’esprits ces temps-ci…

 

            Déjà le coup du "marquage au fer rouge" que je t’ai avoué bien après le fait, mais trop tôt apparemment… C’était un truc que je voulais faire depuis longtemps (tatouage, piercing ou autre "marque"). Si c’est « gênant » pour toi, ce l’est sûrement moins que ton prénom sur un tatouage de cœur brisé ! On peut aussi y voir un rite initiatique des apprentis forgerons… L’œil extérieur ne sait pas… …ni même moi ! , alors !

 

            Si non, l’annonce de ta possible remise en couple avec quelqu’un, et ce quelqu’un étant Laurent, m’a un peu libéré ! D’un côté, c’est la réponse à une question à laquelle tu n’avait (m’avait) toujours pas répondu. Même si je ne l’avais pas posé directement et clairement…

A savoir la question « Es-ce fini ? », et la réponse étant « C’est fini ! ». Si moi, j’ai rapidement avancé, que, pour ma part, un recollage était impossible, il me semble que tu n’avais qu’acquiesçais, sans jamais, toi-même, te prononcer. Encore une prise de pouvoir pour deux de ma part ? Une erreur stratégique mortel pour notre amour car je ferme toute porte à un possible après commun ? Non je ne pense pas : l’Amour est là, on ne (le) réclame pas, ni le (ne) mérite pour fait de bravoure. S’il n’est pas là de la part d’un de deux c’est MORT. Ainsi, c’est pourquoi je ne dis ou réclame rien.

Le pire, c’est que tu devais prendre cet appart et (entre autre) réfléchir à notre devenir de couple. Je l’ai théorisé, tu en donne(ra) la solution. Je pense que j’ai bien fait de prendre MES devants, même si mon mutisme pourrait être pris pour du jemenfoutisme de première classe. Toi tu sais les sentiments que j’ai pour toi, même si maintenant je n’utilise que le verbe "apprécier" pour pudiquement évoquer mes sentiments envers toi.

Ce mutisme est aussi du non interventionnisme dans ta vie. J’en ai déjà trop fait, je t’ai tout abîmée…

 

Libéré, je le suis aussi de mon inquiétude pour ton devenir. Si tu repart de l’avant, c’est que c’est bon. Ça me fait comme si c’était la première baffe, depuis pas mal de temps, qui me fait aller de l’avant au lieu de m’assommer et de me faire retomber dans mes turpitudes. Oui, c’est un coup d’apprendre en tant que "récentex", on n’est plus le premier dans TES pensées et qu’on va bientôt se faire remplacer... Mais les dinosaures sont voués à l’extinction. Leur puissance les a perdue. Mais c’est un honneur et une fierté (de non cocu) de savoir qu’il en va te ton (seul) bonheur. Je prends sur moi, mais uniquement en positif. Le négatif de la situation serait de se la jouer revanchard, victime, faire du chantage affectif, ou simplement essayer de te reconquérir… Retour à la définition de l’Amour qui doit être réciproque. ( je précise que je connais tes sentiments pour moi ! )

 

Laurent. Malheureusement je n’ai pas (jamais) pu le découvrir pour pouvoir me prononcer sur lui. ça je pourrais te le reprocher… En me préservant, tu m’en a fait un inconnu, d’où ma peur illégitime ! Mais, d’après ce que j’en sais, c’est un type bien. Je me félicite aussi à l’idée que c’est un peu grâce à moi (un peu quand même) que vous vous êtes connus…

 Et d’ailleurs, si ça « colle », je souhaite que vous soyez heureux, vivez longtemps et ayez beaucoup…  etc…

Restes que quand je le verrais (et que vous serrez officiellement ensemble), je lui réserve un petit discourt afin de marquer mon attachement à toi et à ton bonheur. Et pour lui signifier mon rôle d’ange gardien, ceci uniquement pour qu’il te chérisse comme je n’ai pu le faire (assez). Ce dernier rôle restant à ta discrétion…

 

Autre chose, si je ne te réclame pas une petite pause pour le deuil de notre amour, permet moi de te demander une pause pour TOI. En effet, j’aimerai que tu prenne le temps, non pas de te r’accoquiner avec un gars (c’est ta vie ! ), mais pour te remettre en ménage commun avec lui. Apparemment (sûrement !) c’est une chose qui t’a manqué plusieurs fois. Mais je devrais me taire car je suis le principal fautif sur ce coup là. Ça c’est un truc dont je te prie de bien vouloir s’il te plaît accepter mes excuses.

 

                                           Pardon (en manuscrit)

 

… Tiens en parlant de faute, d’erreurs, d’oublis ou de maladresses…, je pense qu’il faudrait qu’on discute un jour de ce qui à merdé, ou plus ou moins foiré, entre nous… ça m’aiderai (sauf s’il n’y a rien ! ). Bien que je puisse facilement m’en passer… Mais bon on a le temps… de ce rappeler du bon vieux ! De plus, nous avons d’autres problèmes, plus d’actualité. Par contre il faut qu’on reste ne contacte histoire que je ne brouge pas trop. Sans retours fréquents de ta part, j’ai une forte tendance a remettre en cause ces 4 dernières années. Et là c’est mauvais…

 

Au fait, je tiens à te rappeler que je suis toujours là pour t’aider à propos du tien… J’ai même pensé à te « coacher » par portable, lorsque tu sera là haut… Une petite relance par téléphone… quand ta mère est dans les parages… Mais je reste à tes ordres strictes.

Ceci dis, j’aimerais que tu es la même conviction que moi. A savoir que la conclusion se termine par : « Tu est une personne bien !!! »

 

Si non, et pour finir (voire sécher tes larmes ?! ), sache que je te trouve de jour en jour plus épanouie. Ceci me conforte dans les deux voies (séparées) que nous avons récemment prises. Quand (et je précise : les rares fois) où ça va moins bien, c’est à ça que je pense. Et je peux te dire que c’est plus efficace qu’une barre chocolatée !

 

Là, je devrais m’étendre sur ma propre personne… Mais comme ça va (puisque toi tu va ! ) je ne dirais rien !

Rien que te dire que je « t’apprécie » toujours. Ceci m’interdit donc de te faire du mal de quelque manière que ce soit. ( !). Reste à me le dire. Mais comme on se voit bientôt c’est tout du bon !

 

André (en manuscrit)

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