Quelle madeleine !

Publié le par dédé

    Marche arrière ou marche avant ? Je ne sais plus... En tout cas un fait nouveau est apparu.

Je pleure !

    En bagnole, faisant le ménage ( j'attends des invités la semaine prochaine... ), en retour du travail, dans mon frigo à fromage, au lit, devant cet écran, à la cuisine, sous la douche... Y'a que dans le jardin que rien ne vient embuer mes lunettes... Mais comme je n'y vais plus...

    Comme quand j'étais petit, avec trenblements nerveux de la machoire, respiration par saccades et yeux de lapins albinos ! Jeudi matin, je me suis même arrêté au bord de la route tant je n'y voyais plus rien. Manque de pot, la crise est, de suite, passée... Comme quand j'étais petit, et que je ne voyais pas la solution.

Je ne vois pas la solution.
Je n'ai plus (aucune) de valeur.
Je ne suis plus.
Je pleure.
Donc.

    Demain c'est son anniversaire. Si je n'appelle pas, elle va s'en inquiéter. Si j'appelle, je ne tienderais pas le messonge "ça va ? Oui ça va, et toi ? ". Si je fais juste sonner, elle va rappeler.
Je suis mort.

    Mais au fait, pourquoi ne lui avouerais-je pas ? Et au fait, avouer quoi ? Que je suis encore fou d'elle ? Non. Que je suis rien sans elle ? Oui.

    C'est bien ça qui me fait chialer ! Mais je ne veux pas l'emmerder (dans sa nouvelle vie et/ou son nouveau bonheur ) avec ma pauvre et irrécupérable personne.

    Ah il est beau le dédé ! Quelle loque ! Le phiolosophe aux mouchoirs détrempés ! Incapable de se foutre des coups de pied au cul alors qu'il prône cette méthode à qui veux l'entendre et surtout aux désespérés !
    C'est donc sa ton Amour pour elle ? Ta propre valorisation, plus un appuis technique, pour ne pas dire financier ? Et après, tu fait le fier à bras genre "qu'un seul amour unique par vie",  et "je prends sur moi", "je ne demande rien, et lui demande rien", "je ne veux que son bonheur, même si ça passse par le non mien"...  Quel petit ! Quelle madeleine !

Quelle madeleine* !

dédé

PS : Ne lui répétez pas, demain je lui téléphone et on cause... ;-)

* de pleurer comme une madeleine ou pécheresse repantante (?) donc pêcheur repentant, aussi et surtout....

Publié dans Béatrice

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dédé 14/06/2006 13:52

Tout ces jardins (car j'en ai plusieurs) ne sont que du temporel...Avec Béatrice, je touchais à la béatitude des ( demi- ) dieux....Mais bon ça va !dédé

Tis 12/06/2006 11:54

Et si la guérison était justement cachée dans ton jardin ? Tu te rappelles du poème de Paul Fort ?  "Le bonheur est dans le pré/ cours-y vite, cours-y vite/ Le bonheur est dans le pré/ cours-y vite. Il va filer"