Dés - inscrit !

Publié le par dédé

Hier je me suis désincrits au Centre de Formalité des Entreprises.

    Après avoir pris rendez-vous comme lors de ma création, me voici dans la salle d'attente de la CCI locale. Rien.

    Bonjour et vos papiers. Je présente donc ma carte de commerçant non sédentaire. C'est notre passeport. On doit nous la demander sur les marchés pour pouvoir déballer. Jamais on me l'a demandé ! Peut-être parce que je fais toujours les mêmes, et que j'ai repris les places et les marchès d'un autre fromager... De toute façon elle n'est plus à jour depuis 2 ans. Et oui, faut la renouveler tout les 2 ans mais comme il faut des justificatifs (des justificatifs pour travailler ! ), que ce n'est pas fait sur l'instant, et que c'est du flicage, je ne l'ai jamais faite renouveller depuis son obtention.

    La dame qui ne vérifie même pas la carte ni mon identité (!) me dit que si elle la reprend je ne pourrais plus travailler. Mais comme je ne peux me désinscrire après le 30 septembre (j'attaquerais un nouveau trimestre de cotisation), et que le 30 septembre tombe un samedi, je lui dis que je ferais avec... Là rebelote sur l'interdiction formelle d'exercer sans carte et compagnie... Puis elle se rend compte qu'elle n'est pas de "la police des marchés", que j'en carre "bien moyen" de son discours car ma volonté est de ne plus taffer, et que la carte ne m'a jamais, au grand jamais, servie. Alors elle lâche le morceau et fait ses photocopies et impressions laser (et internet ça n'existe pas chez vous ? ça ferait moins d'arbre coupés).

    Enfin je signe, et me casse.

Rien sur la vérification de mon identité
Rien sur la motivation de mon arrêt. Même si "ma donnée statistique" sera quand même envoyé à l'INSEE.
Rien non plus sur mon futur ou ce que je devrais faire (administrativement) en sortant de ce bureau. Rien car la personne qui ma reçu est un robot (je suis gentil). Rien encore, car il n'y a RIEN en fin d'entreprise. Plein d'outils, d'organismes et de personnes (plus ou moins intéressés financiérement...) à la création, mais lors de la remise "des clès de la réussite" juste un RCS barré !

    Non je ne demanderais pas une "cellule de soutient pyscologique", mais...
Une entreprise n'est pas une vie. Du moins se ne sera jamais mon discours. C'est une activité à responsabilité qui à un début et une fin. Mais je regrette un petit livret rappelant qu'il faut s'inscrite aux ASSEDIC pour des neffles et à l'ANPE pour tout autant, ou un truc comme ça...
Mais ce n'est rien par rapporet à ...

Je regrette formellement qu'il n'y ai pas de statistique du pourquoi de la fin. Banqueroute totale, fraude massive, assomage par les charges, employés voleur, partenaire qui te mets dans la merde, santé insuffisante, client non payeur, sckoumoune des affaires, insuffisance de blè à rammasser et de client à tondre, etc.... etc.... etc.... Etc mais intéressant non ?
NON car RIEN.
    Si un jour, un politique ou un journaleux ou pire : un spécialiste vous dit que xmille % des entreprises se casse la gueule à cause de tel ou tel truc, dites lui bien de ma part que c'est Nostradamus réincarné.



...m'enfin je me vois mal leur faire marquer dans leur statistiques : "manque de motivation à vivre, alors à bosser vous pensez ! ", ou mieux : "désillution amoureuse".

DD II

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dédé 23/09/2006 17:27

Courage mon gars !On va finir par monter un club ;-)dédé

Th!3RrY 23/09/2006 00:21

Salut DD
Au hasard d'un lien internet, je me retrouve sur ton blog et j'avoue que du "ferraillage", je déborde sur la lecture de ton blog.
Certains destins paraissent bien similaires, je vis à peu de chose près les mêmes choses que toi (sauf pour la fin de l'entreprise...).
Je te souhaire bon courage, la roue tourne...
Th!3RrY