Retour aux sources des nostalgies I/7

Publié le par dédé

Déjà je suis parti embrumé et cogitant…

La veille je faisais le banquet des 35 ans. Genre tu récupères une vielle photo de classe ou les moonboots complètent le sous pull tergal à col roulé, et le tricot fait main qui gratte comme la bise de la grand-mère qui l’a fait, et tu fais une bouffe au gros resto du coin avec ceux qui sont encore par là.

Je n’avais pas passé ma jeunesse ici, mais je me suis dis que mon squatte était somme toute des plus naturel, sachant que sur la cinquantaine né en 1971 sur le plateau nous étions 13 de 71 (25 au total avec les accompagnants). Je venais donc grossir les rangs, faire connaissance avec mes vrais classards, et me faire un bon gueuleton.

L’apéro fut un peu long. Entassés devant un trasse de comptoir séparant un couloir et à côté d’un radiateur tournant à donf (il faisait encore 22° ce jour là), les tournées furent enchaînées avec aisance. Personnellement étant seul à conduire ma caisse je ne pouvais pas décemment enquillé aussi fort dès le départ. Surtout que le vin d’orange maison est des plus trompeur dans cette auberge… En plus j’avais peinturluré des restes de vernis dans la CaraKvane et j’étais déjà un peu "cuit" (j’allais d’ailleurs le payer bientôt…).

A table, je me trouve un bout. En effet tous en couple, et se connaissant depuis la maternelle, je fut automatiquement relégué sur une option de strapontin de dépannage. Heureusement j’étais à proximité de deux mecs pièces rapportés. Et lorsque se fut le tour des bons vieux souvenir d’école, nous n’étions pas de reste… A nous trois, car nous devions combattre dans la même catégorie : cancre branleur, mais de bonne fois et au grand coeur. A des surnoms de profs ou de pions près, nous étions dans les mêmes galères scolaires, dans les mêmes coups plus foireux que fourrés, dans les mêmes mercredi de colle à faire les 500 lignes….

Heureusement que nous sommes passé à table vers les 11H00, car passé minuit trente, les premiers signes de retour se font sentir…. Certains s’étonnaient d’avoir résisté jusqu’à minuit, d’autre s’inquiètaient pour les enfants et le travail du lendemain…  Moi je suis sur le cul : non c’est déjà la fin ! Pire qu’à l’armée ou en maison de retraite, vite rentrer chez sois et se pioter ! Que des vieux de 35 ans. A part moi qui commençais à être chaud pour la troisième partie, personne pour tenir le drapeau de la résistance face au poids des ans et des responsabilités (pour ne pas dire "impuissances" et "emmerdes"). Dé-gou-té ! Tous à la bise et au lit…

Moi je me rentre et me passe Barbarela enfin téléchargé.

Vivement demain que je trace direction Clermont et plus...


(à suivre...)


DD II

Publié dans Blogstruction

Commenter cet article