Retour aux sources des nostalgies VI/7

Publié le par dédé

...Dernier concert raisonnant encore, sale, cuit enrubé complet, je fuie direction la maison, via Clermont...

Finissant le revival tour dans les banlieues que j’ai habité, déshumanisées à coup de scotch de rénovation, au petit matin je trace… J’aurais pu voir encore deux connaissances, mais ils n’en valent plus la peine…

Je vole dans le brouillard, la tête dans l’étau du sniff-rubbe. J’hallucine un peu, et le voyage passe plus vite. Bien que le rhube me soit peut-être déjà tombé au niveau des poumons ? J’ai les bronches prises comme un "vieux tubard" ou un "cancéreux maïs" (gitane maïs et pas encore OGM maïs…). En fait (et heureusement), je n'ai qu'une vertèbre coincée (foutu matelas planche de bois), que je décoince sur les agrées d’un jardin d’enfant devant les yeux horrifiés d’un petit chien promenant sa petite vielle. Je respire un peu mieux, mais 2 fois 600 bornes en 3 jours, je vais avoir le dos en compote au retour…

Je m’arrête à Montreuil-Bellay pour une minute devant la stèle d’un camps de concentration Tziganne. Ma participation à la Toussaint ?  Un salut à ma future confrérie de carKvanneur ?  En fait j'ai toujours voulu m'arrêter là voir ce que c'était ces ruines de  "garage"....  J'avais pensé à des "restes" de la deuxième guerre mondiale, je n'avais jamais pensé à ça....  Voyageur passant par là, arrête toi...

Vivement un bout de relief et une éclaircie…

Un autostoppeur pour seulement 2 kilomètres (!), une pause dans un troquet comme il s’en fait plus, un reste de pain au raisin comme pique nique, et une siste au bout du monde dans le limouisin éternel. Les génisses du près voisin me regardent dormir en reniflant mes pieds. Puis l’une d’elles me le croque ! La frayeur dans mon rêve ! Heureusement un reflex éclair remontant de la nuit des temps m’a sauvé mes zorteilles ! (Heureusement aussi que les vaches attrape avec leur langue leur nouriture au lieu de la mordre directe…) C’est un pied de bave, mais il est entier !

Dans deux heures je dois capter "Nada" à la sortie d’un séminaire de Slam. C’est à M., terre auvergnate, d’où un léger travers et une nouvelle route pour moi.


Je profite ….derrière les camions. 


    Que vais-je lui dire ? lui faire ?
Rien.
Etre là.
C’est ma voie (x).
Et c’est à deux que ça se décantera....

(à suivre…)

 

DD II

Publié dans Blogstruction

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dédé 08/11/2006 18:05

Du talent d'écriture ?... ou du talent de vivre ? ...à vivre ?;-) et :calin:dédé

therese 07/11/2006 22:40

t'as vraiment du talent, Dédé...