retour aux sources des nostalgies VII/7

Publié le par dédé

Clermont, mais avant y’a M…t, et plus précisément D…at, et donc "Nada"…que je veux retrouver. Mais pourquoi ?

In situ, je l’appelle. Elle me briefe. Donc c’est possible de se voir.
    Je suis là, elle est la même. Saoulée de ses papiers et de son taff alimentaire, mais qui lui fait du bien, je la récupère pour un verre… accompagné de sa clique de stagiaires ou collègues…  Je m’en fout je ferais son taxi jusqu’à Clermont soit 1 heure, 1 heure trente, à son - non – à ses côtés.

Nous partons en nous égarant plusieurs fois. Je suis HS ou je le fais exprès pour prolonger le calme que m’apporte sa compagnie ? Et si vous (vous) le demandez, pour le coup de la panne, je ne suis pas en état…

Restes que je suis bien là et ainsi. J’aimerai lui en faire part. Mais ce serais incongru et peut-être mal compris : se satisfaire de « ce rien » entre nous, malgré « la connexion ». C’est beau aussi d’être dans l’impossibilité malgré le désir et les envies, l’essentiel et l'universel sont tout de suite plus rapidement trouvé… Enfin le sado-masochisme n’est pas mon truc non plus... Faudrait voir à éclaircir ça à deux, un des ces quatre...

Elle doit encore vidé son sac de mots de sa journée de travail… Elle me fait visiter sa cambrouse avec des « là j’ai fais ça » ou « ici c’est la capitale du… ». Moi, elle (me) parle et c’est que du bonheur. C’est vrai qu’on aurrait pu faire plus philosophique (comme cet été à Chilac) ou plus perso (comme à … non pas comme…., pas encore...), mais de but en blanc c’est pas honnêtement possible. Moi je cause un peu boulot (dédé, elle a sa dose, merde ! ), son boulot, avec la création d’un site pour sa compagnie… Elle m’envois du charbon et je chargerais le feu…

Un petit restau à Ch...ay (où on aurrait pu laisser un pourboire..., mais ça c'est mal goupillé...)

    Elle est si douce à 10 centimètre de moi autour de ce cendrier. Elle cumule toujours cette dualité "fureur-fragilité" ou "doute-déraison" ou "rentre dedans-vide de corps et/ou de force"… C’est quand même une nana à la fois craquante et motivante. Dur pour moi à caser. Elle reste entre petite soeur, bonne copine, copine de jeu possible et petite amie à tenter, femme de ma vie. Je vise peut-être large, mais c'est ça le domaine des possibles... ... et surtout je ne sais pas  sur quelque pied, et quelle musique, danser avec elle !!! Sûr, que si elle habitait sur mon palier, nos rapports auraient été plus rapides, fréquents et clairs à cette date...

    Mais, et quoi qu'il en soit, elle reste ma muse car ses pouvoirs excitationnel et apaisant (…des neurones ! bien que le reste soit tout autant titillé mais plus durement calmable…) sont puissant sur moi. J'ai même révé d'écrire une pièce de théâtre sur la création théâtrale et le côté fumisterie de l'art allimentaire avec elle.... (Elle lit ça, elle me tue !)

   Je l’a raccompagne chez sa mère, garé vingt sept mètres cinquante avant, au coin de la rue, à sa demande, on dirait qu’elle fait la timide…. Mignon. La lampe extérieur est allumée comme si nous étions des ados de moins de 12 ans… Je sors pour la prendre dans les bras où nous restons collé, puis nos bouches se cherchent et se trouvent pour de long baisés de plaisir-frustration...

... ... ...

    Ainsi va la vie et notre relation. Bien que ceci ne soit pas une relation et reste plus de l’Amour universel que de l’amour envers l’autre spécifiquement, à mon avis… Qu’en penses-tu "Nada" ? C’est vrai on se connaît si peu et on se donne si peu de chance… Faudrait qu’on en discute quand même. On peut, sûr, ce laisser vivre et flotter (dériver…) ainsi, mais ce n’est pas autogéré démocratiquement comme truc… Et puis si c'est pas clair, l'un de nous va en souffrir... ...ne serait-ce que par peur que l'autre en souffre....

      Je suis sale, vieux et utile comme un peigne pour un ado. Malgré ses mots, ses gestes et mon envie (…d’être avec elle et de discuter, plus qu'autre chose, même si elle sert souvent de conclusion aux échanges d'un jeune couple...)  je résistes à lui proposer un hôtel.
    Je trace sans même pouvoir la klaxonner au premier stop, car ce dernier est HS depuis 3 semaines… Là, elle ne me rappelle pas… Je me perds à la sortie de Clermont, ce qui m’oblige à faire demi-tour comme si, n’y tenant plus, j’allais (lui) gripper le lierre (jusqu’) à sa fenêtre…

Souffrance quand même.
Enfin : frustration.
Bonheur de ces gestes d’échange universels.

Je suis trop cérébral parfois !

      La route fille comme les K7 dans l’autoradio. C’est beau. Je vole en 2 heures 30 jusqu’à Costaros où tout les troquets son fermés. Un petit film (L’homme qui rétrécissait), une bière, et au lit.

      Ce matin (mercredi) j’ai l’impression d’être partis 3 semaines. J’écris depuis 3 heures cette série d’articles en écoutant les (plutôt bons mais pas exceptionnels…) scuds ramenés de là haut. Mon dos semble vouloir se rebloquer. Le miel tente de scotcher ma gorge en feu, mais j’aimerai en fumer une. Les arbres ont rammasé un sale coup de froid et c’est leur feuille à terre, qui vont y passer dès demain. C’est férié et désert. En partant dimanche il faisait 22° par vent du sud, et maintenant 1° par vent du nord. Va falloir que je me trouve un nouveau couteau et un nouveau béret. Je vais me gaver de téléchargement de bon vieux films et soigner ma crève…

J’aurais aimé mettre réveillé aux côtés de Nada... (ce jeudi de relecture aussi). C'est dur d'être malade seul…

    Il parait qu’elle revient dans 10 jours… Mais je serais où moi ? Faut que je la contacte. Mais j'ai le temps... Et quoi lui dire ? Tout. ...et son contraire !

(pas à suivre !? )


DD II

Publié dans Blogstruction

Commenter cet article