Cette nuit là, je fus un homme I/3

Publié le par dédé

(presque) Dernier week-end "de parenthèses" avant la reprise d'un travail "socialement normalisé"...

    "Nada" avait besoin de photo pour son spectacle. Sa troupe jouait pour la première fois sans le texte à la main, et avec un texte fini. Ainsi me voilà direction Clermont pour aller voir cette pièce de théâtre enfin aboutie.   
    Pour rappel, j'ai vu la pièce à Aurillac lors du Festival de Théâtre de Rue. Le choc. Plus le bordel à cause d'un public dissipé (car festivalien), nombreux, et d'une place de strapontin, debout dans un lieu ouvert.... Je connaissais à peine la fille qui m'avait alpagé, pas l'auteurre, qui là, me scotche.
    J'ai revue cette pièce dans un vrai théâtre (Marvejol) avec un vrai public et une super lumière. Trop bon et puissant. Là j'ai pensé à faire des photos. J'y avais pensé lors du festival des Théâtrales du Velay où mon bénév'job de correspondant de presse m'avait poussé juste qu'au devant de la scène pour découvrir le "jeu du visage d'acteur" de l'actrice vivant le rôle d'une suspecte du meutre de sa mère (désolé je ne peux retrouver le titre ni dans ma mémoire, ni sur celle d'internet (!)*). Là, j'avais découvert que l'acteur vie de tout son corps ! Et que c'était beau, ...comme une image. .... et que donc tout aussi photographiable qu'un concert de HXC (Hard Core (rock)).

[ D'ailleurs, à ce propos, je vous avais promis une ou deux photos des concerts d'Angers. Je m'exécute donc. ]
Balast (Canada)
Hacynthe (de Metz)

    Donc pour en revenir à "Cette nuit là, je fus un homme" (titre diablement accrocheur, n'est ce pas ? Mais des plus honnêtes et vrais ! ), j'ai proposé à "Nada" de lui faire quelques photos. Ne sachant pas trop où j'allais bosser, j'ai pris une large gamme d'objectif allant de 17mm à 300 mm, pour couvrir un maximum d'espace, et de la péloche la plus sensible possible et trouvable sur ma préfecture. Donc un boitier chargé en pélicule noir et blanc en 400 (iso), et un autre en couleur 800 (iso). J'aurais aimé de la 1 600 (iso) en couleur mais maintenant c'est sur commande (fuck le numérique !).
    Comme un vieux garçon, j'arrive à Clermont avec deux heures et demi d'avance. Normal, je me suis réveillé ce jour là à 5H00 ! Tension ou impatience ? J'ai trainé un peu au pieu, puis dans mon chez moi de guerria de carton (déménagement prévu le week-end prochain...), pour tailler la route dès le midi englouti.
    In situ, il fallait que je trouve la Maison de la Culture de Clermont Ferrand. C'est dans le centre, à côté du jardin des prommenades familliales, dominicales et clermontoises, entre la fac de droit de droite, à gauche, et une grosse banque dite agricole... Le truc est tout aussi imloupable qu'imposant de béton made in 70's, et déservie toute les deux minutes par le tram à pneu (Clermont-Michelinsguègue oblige...) récement installé et qui fait encore se retourner les autoctones. J'ai demandé à 6 personnes (et j'étais 200 mètres derrière le batiment recherché), des jeunes, des vieux, des noirs, des pas noirs, des filles timides, ou des garçons au regard en coin, personne ne savait qu'il existait une maison de la Culture à Clermont Ferrand capitale de l'Auvergne. Malraux, Pompidou, Vilar, Dasté et compagnie peuvent "se représenter" en 2007 ! (Et le directeur poser sa démission). Finalement deux mignonnes étudiantes m'ont bien orienté tout en me demandant quoi j'allais y jouer... C'est vrai qu'avec mon look de moustachu au béret basque, kéfier araphatien autour du cou(p), bleu de chauffe et jean tunningé de broderies de raccomodage, je passe (un peu) pour un artiste... Désolé les filles, je joue "public" en ce jour. Mais vous pouvez venir.... Malheureusement n'étant pas quasi sûres que ce soit gratuit (ou plutôt le contraire), elles ne sont pas venues....
    Ayant repéré le lieu, je me propose de visiter ma capitale. Profondément remaniée (La Place de Jaude), elle m'a gardé caché le rade (et ses toilettes et troisième sous-cave !) que je fréquentait à l'époque (91-93) et qui s'appelait le Yam's... Si non, rien de spécial. Je trouve enfin une boulang' pour un casse dalle trops cuit-trop sec, et n'ai plus le temps pour un demi frais de mousse fraîche... Soif.
    Pas grand bia de connu à l'entrée : enfin je peux enfin payer ma place de théâtre enfin et en plein tarif !  Bon ce dernier était "unique" (?) et à 10 boule d'euro. Mais j'ai payé MA place ! Elles sont bien mignonnes toutes ces théâtreuses, mais elles m'empèchent toujours de payer MA place. Là je savoure. Je paye donc je suis. Comme chez le psy : ça fait partie de MON protocole de spectateur de spectacle. Ainsi, j'y suis.
    Je rentre parmis les premiers pour squatter une place au premier rang sur la gauche. Je sors mon matos, et sélectionne mon 17-35mm (zoom grand angle, donc le plus large de mes objectifs) ainsi que mon 300mm (le plus rapprochant de mes objectifs). Je prépare mon pied et attend. J'ai failli même piquer une tête de somme...

    Elles arrivent, les six au pas m...

à suivre...


DD II

* : "La déposition" de l'auteure tout autant contemporaine que canadienne Hélène Pedenault. Merci à CamillE des Théâtrales du Velay.

Publié dans Blogstruction

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