Entr'deux *

Publié le par dédé

Voilà, après le coup de gueule de l'article précédant,  j'ai aussi quelques bon plaisirs...

    Déjà, ce vendredi, à mon dernier apéro entre autoctones, car bientôt je redeviendrais un "estrangé", ils m'ont fait un grand plaisirs. En gros ils étaient exactement les mêmes qu'il y a cinq ans (à mon arrivée). Je reviens dans 10 ans, qu'ils restent ainsi s'il vous plaît ! Faudrait filmer ça ! On a même refait la viste (virtuelle car nous avions à tenir le comptoir et surtout étancher la pisseuse à mousse) de Costaros. Là j'ai appris que notre rad de PMU était une bergerie "dans le temps"... Je comprends pourquoi j'y sentait toujours une espèce de chaleur douce et appaisante (et parfois même animale...)

    Hier j'ai transférée mes motos dans leur nouvel abris. Un peu moins chèr, j'ai juste eu le regret qu'il ne soit pas plus éloigné de mon ancienne grange de location. En effet, deux des trois brèles sont partis, ou du moins, et meilleurs : ont été "mené" par la route... J'avais (presque) oublié.
    Le cérémonial du (re)démarage, la recherche de la compression, le(s) coup(s) de kik, le réglage au poil du strater, la chauffe, le trouvage du bon ralentis, l'habillage du pilote, le monté en selle, a chevauché de la bête, le siège qui cale tout en laissant la latitude nécessaire à toutes sortes de pilotages et de surprise de la route, la buée des lunettes et du casque, le premier pied par terre effleurant, l'équilibre sur le ralentis, le déhanchement de remise en ligne, le démarage au cédé le passage, les gravillions, le froid dans les interstices, le chaud du moteur, les tremblements vibrations respirations, les coubes au filet de gaz, le contrebraquage de virée, les enchaînement et autres flip flap en reprise avec des petits appuis fermes sur les cales pieds, les montées à la volée, les descentes de rapport avec coup de gaz pour ne pas embarder et glisser le boudin arrière, le passage à l'embrayage pour taire le moteur devant les vaches en balade, le coup de gaz pour "signifier" à l'automobiliste rêveur, son laissé sur place, le freinage en appuis sur les avant bras, la rupture d'adhérance sur l'arrière, son louvoiment, l'arrivée sur un filet, la recherche du point mort, la neutralisation de la bête, ces cliquetis de parties métaliques se refroidissant, l'odeur d'essence, d'huile, de gaz, d'imbrûlés... etc...etc... Heureusement que "ça" ne tourne pas à l'eau car je passerais mes journées dans mon bain !!!
    1 an et trois mois que je ne les avais pas touché. Drogue-bonheur à placer parmis cigarette, cul, alcool et bouffe.

   Le retour se fait en stop et charmement piloté. Dire que je part du secteur... M'enfin se sont des mamans (ce qui n'empêche pas...) déjà casé (là si ! ) dédé... Petite pose pour écrire par avance plusieurs articles sur les événements à venir dans le coin, puis je saute sous la douche. Non seulement c'est samedi (pour la douche) mais c'est samedi soir et nuit électro sur Langogne. L'electro étant un prétexte plus qu'un besoin, je trace la route avec de la bonne musique sur LA base (et chez moi énervée) de guitard, basse, batterie... Une tournée de bonjour, le plein de gobelet de mie de mousse (j'ai même eu un retard de deux verres posés à ma place de comptoir...). J'ai la parole un peu jaune et cynique à force de donner mes dernières nouvelles ...de taff...
    Je boisfume avec plaisir et concentration. Un film en intro, beaucoup de paroles, d'autres mots (maux ?), et j'attaque la piste sur le deuxième groupe pour soigner mon épaule coincée (stress du départ... ... et de l'arrivé). Un mélange jungle trans assez efficasse car (que trop) bien simple et primaire. C'est vraiment de la musique "facile"... En plus, les musicos sont increvables car s'ils tappaient, grattaient ou pire soufflaient comme le son afflue, ils ne ferait pas 3/4 d'heure de set... Baste, je discute et boisfume toujours. C'est peut-être à cause de la musique (forcément) forte, mais tout le monde me carressaient en me paralant (surtout les filles). Enfin, je veux dire qu'à force de discuter de près à cause du trop fort son, nous étions vraiment proches voir même "ensembles" et ma peau en à plusieurs fois frissonné ...de plaisir et d'exitation...
Je me suis demandaisqui c'était qui manquait le plus de tendresse et d'émotions ?
    J'ai deux "contacts" à Mende (Langogne est à mi-chemin entre "Costaros Départ" et "Mende Arrivé"). Faudra que je passe les voir les miss. Une derrière un bar et l'autre au Planning Familliale. Avec cette deuxième nous avons parlé bénévola et place de l'homme. Pas grand chose à dire. Fallait même peut-être que je "réponde" ? J'ai rien à dire. Moi l'homme c'est en fait "l'Homme" et là c'est de la philo et pas du planning. Si c'est "homme", remplace le par "femme" et pratique à donf l'enthropie.
    Un moment elle me sort "aujourd'hui y'a plus d'homme". Heureusement ! Ceci voudrait dire qu'il y a des femmes dans le sens "personne gardé dans un rôle subalterne ou au rabais". C'est comme dans tout ces écrits (blog par exemple et suivez mon regard, avec ou sans...) où l'on cherche l'homme et on lui "scotche" tel ou tel truc. Non. On, enfin, NOUS sommes deux dans la même barque ! Ne cherchez pas l'homme (ou la femme) regarder votre voisin. Causez lui. Ecouter le (parole comme silence). Ne lui demandez rien : offrez.
Et surtout :
" ni pardon,
    ni merci,
        faire mieux !
   
    Et ce matin gueule de bois et palais chargé. Faut charger la voiture au taquet et ne rien oublier. ... pour la semaine...
Faudra que je courrielle quelques adieux, à droite à gauche, si je veux leur laisser la possibilité de me répondre (mais le veux-je ?). Je me rase, au lit, arriver à dormir à 03H00 et lever 4H30 pour embaucher à 6H00. Et si je faisais nuit blanche...



DD II

* entr'deux : entre deux étapes, deux chaises, deux vies, deux lieux,....
....et aussi (le fromage) cantal entr'deux (mi-jeune mi-vieux).

Publié dans Blogstruction

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Barb' 24/03/2010 07:46


Pour ma part, j'ai lu Spinoza, même s'il est un peu difficile:
"NI RIRE, NI PLEURER, MAIS COMPRENDRE".
Même Nietszche et Freud en étaient jaloux, car il avait tout compris semble-t-il.
Ni gourou, ni directeur de conscience, mais une certitude: "Persister, soi-même, dans son être sans pâtir".
Des psychanalistes et des psychiatres s'inspirent de ses réflexions.
ciao!
barb'


dédé 26/11/2006 09:29

Comme tu dis : "salvateur" !merci et :calin:dédé

therese 19/11/2006 18:39

Alors ça y est c'est parti! Finalement pas la vie de bohème, mais un taff encore plus "conventionnel"... ça sera une bonne expérience, mais si tu reste fidèle à toi même, m'étonnerait pas qu'il y ait encore du changement en vue...
On lit ta vie comme un roman... on a presque l'impression de faire du voyeurisme, mais après tout, c'est toi qui nous l'offre. c'est courageux, et peut-être aussi salvateur de te confier à "nous".
Bon courage pour cette nouvelle aventure, et ...plein de belles rencontres!